L'ARTISTE : Stéphane Pichard est né en 1968 à Nanterre. Diplômé en 1993 de l’ENSBA de Paris, il continue ses études à l’University of British Columbia dans le programme Master of Fine Arts, à Vancouver Canada, puis poursuit ses recherches à Paris VIII et à l’INA. Stéphane Pichard vit et travaille à Paris, Bamako, Berlin et Séoul.

 

SON TRAVAIL :

Vidéaste, Stéphane Pichard a choisi depuis quelques années la voie documentaire pour interroger les relations qui se nouent entre cinéma et art contemporain.
Proche de l’école flamande de l’essai documentaire ou des images critiques dont Johan Grimonprez et David Claerbout sont les principaux représentants, il développe une approche singulière consistant à faire dialoguer image en mouvement et image fixe. En effet, ses œuvres vidéo comme L’Esplanade ou L’Insomnie, situent les images dans un entre-deux temporel, entre mouvement et immobilité. Le plan séquence et la mise au point du cadre sont déterminés une fois pour toute et ne varient plus. En revanche, le son, les bruits, les effets de zoom très progressifs introduisent des indices temporels extrêmement ténus. Les films L’Escalier, Assèchement, Last Chance contribuent à définir en négatif un ensemble d’éléments propres à la définition d’un plan cinématographique, tels que le hors-champ, le plan séquence, le travelling.
La confrontation entre la vidéo, le cinéma et la photo s’effectue en soulignant des ambiguïtés de lecture, de perception, à la manière des derniers travaux filmiques de Marylène Négro notamment. Stéphane Pichard poursuit ses recherches sur l’image par le dessin également et dans l’élaboration de carnets qui témoignent de ses voyages. Ce sont des carnets de notes vidéo qui portent trace de notations en mouvement, enregistrant portraits de villes et natures mortes du quotidien.

Pascale Cassagnau, extrait de "Intempestif, Indépendant, Fragile", édition Les presses du réel, 2011 

 

+ d'infos sur Stéphane Pichard :www.stepp.free.fr

 

LE PROJET : l'artiste sera en résidence au lycée Bois-joli Potier du Tampon, d'août à octobre 2012. Il s'agit de :

- Permettre à l’artiste de poursuivre ses recherches sur l'intégration du mode vidéo dans les appareils photographique et les téléphones. A la suite de l'installation « Carnet vidéo (2004/2010) » et des installations « Combiné vidéo, été 2010 » et « Combiné vidéo, hiver 2010/2011 », il souhaite proposer, sous la forme d'un carnet de note, depuis la captation jusqu'à la monstration, une réflexion sur le rapport image fixe / images mouvement, convaincu, comme l'affirmait Serge Daney, que le cinéma continue à être un instrument scientifique dans la lignée de Lumière.

Les Carnets Vidéo sont réalisés avec des appareils photographiques qui intègrent la fonction vidéo. Ils sont l’enregistrement dynamique d’à propos, de curiosités et de récurrences. Ces notes silencieuses données chronologiquement, présentées «par pages», accompagnent son parcours et retracent ses observations.

- Diffusion des vidéos réalisées par les élèves, lors des projections prévues dans le cadre de l’Université des arts (St Denis, en octobre).

 

Plus d'infos : Journal_OI_hiver_austral_2012